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google peu pertinent sur les recherches santé ?

Je viens de découvrir et je suis maintenant régulièrement le Journal of Life Sciences, source d’information et un lieu de débats sur l’impact des biotechnologies et des sciences du vivant sur l’économie, la politique et plus largement la société (Merci Marie-Alice!).

Un article – « A Tangled Web » – a attiré mon attention aujourd’hui, en voici un extrait :

A simple Google search for Crestor and Avandia side effects reveals the misleading state of online health information. Nearly half of the first three pages of search results belonged to lawyers and attorney referral services seeking plaintiffs for class action lawsuits.
Other sources sold herbal “alternatives” or were run by individuals and organizations ideologically opposed to pharmaceuticals. Most often, these sites positioned themselves as neutral sources or expert advice. According to CMPI, 65 percent of search results are biased or unverified. No official regulatory pages appear in CMPI’s inventory of results for Crestor and Avandia. No pages from professional medical organizations were present either.

L’auteur de cet article est Peter Pitts, président du Center for Medicine in the Public Interest (CMPI) et ancien de la FDA.

L’article présente les conclusions d’une étude conduite par le CMPI sur la pertinence d’une recherche google en réponse à un interrogation a priori courante chez l’internaute moyen nord-américain : « quels effets indésirables avec ce médicament que l’on me prescrit ? ».

Dans le détail, l’étude du CMPI présente les trois premières pages de résultats de réponse à des requêtes type « Crestor side effect » dans google. Les 30 sites sont classés en diverses catégories selon la pertinence et la véracité scientifique de l’information médicale qu’ils contiennent, depuis les sources les plus pertinentes (autorités de santé, sites gouvernementaux et sites du laboratoire commercialisant le produit) au plus biaisées et non vérifiées (anti-pharma, promoteur de thérapies alternatives).

On adhère (ou pas) à la méthode et au classement des sites proposés par les auteurs, le but est de montrer que le net foisonne d’infos plus ou moins crédibles (plutôt moins dans les exemples utilisés) à manier avec extrème précaution, et que Dr. Google n’a pas (encore) réponse à tout en ce qui concerne la santé.

Un exercice intéressant en tout cas, je serais curieux d’ailleurs de le voir transposé au web français (idée pour un prochain post !).

Référence: [Insta-Americans: The Empowered (and Imperiled) Health Care Consumer in the Age of Internet Medicine – .pdf, 34 pages, 875 Ko]

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