Aller au contenu principal

Articles de la catégorie ‘institutions’

Fifty states, how many stats ?

Data visualization encore et toujours : comment visualiser les montagnes de données produites dans les 50 états américains sur de nombreux indicateurs de  santé publique tels que mortalité infantile, accidents du travail, prévalence des maladies chroniques, la couverture vaccinale… ?

biogeekblog, life sciences 2.0, statehealthstatsL’American Public Health Association (APHA) a trouvé une solution élégante pour publier ses America’s Health Rankings (twitter, facebook) sous forme de cartes interactives sur le site State HealthStats.

biogeekblog, life sciences 2.0, statehealthstatsbiogeekblog, life sciences 2.0, statehealthstats

On accède ainsi à des données acquises sur une période de 20 ans, sur une quarantaine d’indicateurs, de manière didactique et intuitive. Des comparaisons entre états sont possibles. L’objectif de l’APHA en rendant ces données accessibles et bien sûr de faire prendre conscience des actions à développer pour améliorer la santé publique, dans le contexte d’une réforme du système de santé toujours d’actualité.

J’espère que Julie appréciera ;)

[infographie] La « Proposition 19 »

L’Etat de Californie connait une crise économique sans précédent.

Une solution pour améliorer la situation pourrait être de légaliser la production et la distribution de cannabis dans l’état.

C’est sur ce choix – la « Proposition 19 » – que les californiens se prononceront le 2 novembre prochain.

La proposition 19 en infographie pour mieux comprendre…

[souce: TheNewLeaf.org]

Mitotarget : de la mitochondrie au web

La SLA, Sclérose Latérale Amyotrophique, également connue sous le nom de maladie de Charcot, est une pathologie neurodégénérative, de progression rapide dont la physiopathologie implique une altération des motoneurones, cellules nerveuses responsables des mouvements volontaires. Des anomalies mitochondriales sont notamment évoquées pour expliquer la dégénérescence des motoneurones.

C’est sur la base de cette hypothèse que la société de biotech marseillaise Trophos développe actuellement le TRO19622, un candidat médicament qui cible les mitochondries et a montré dans des essais préliminaires une activité bénéfique sur leur fonctionnement quand ses organites sont soumis à divers stress.

Trophos est aujourd’hui à la tête de MitoTarget, un consortium hospitalo-universitaire européen qui a pour objectif de développer des traitements efficaces contre les maladies neurodégénératives dues à des dysfonctionnements mitochondriaux, SLA en tête.

Pour communiquer auprès des personnes intéressées par le projet, MitoTarget est également un site web lancé en mars 2010 qui présente les tenants et aboutissants du projet.

Trois espaces, traduits pour certains dans les 5 langues représentatives de la structure européenne du consortium, sont présents sur le site : le premier à destination du grand public et des patients notamment, est axé sur la maladie et le protocole de recherche clinique en cours, le second qui s’adresse aux professionnels adopte un language médicale pour fournir les informations essentielles sur le même registre, le dernier ciblant les institutionnels et investisseurs détaille la structure du consortium et les résultats attendus.

Même si le site ne possède pas de dimension « sociale » (au sens web 2.0), il faut saluer cette initiative de communication claire et précise, basée sur des contenus de qualité et adaptés aux populations ciblées. Cela n’est hélas pas toujours le cas des communications faites sur les projets de recherche européens type PCRD (non, non, pas d’exemple), espérons que d’autres institutions seront inspirées par ce modèle, piloté depuis la France qui plus est !

Pour compléter et à signaler également, SLA-pratique.fr, une ressource de qualité également concernant la SLA, et autre fait intéressant, la recherche Google pour le TRO19622 qui fait ressortir en première page, quatrième résultat, une page PatientsLikeMe, celle d’un membre de la communauté PLM SLA participant à un essai clinique en cours sur le produit (la dimension sociale n’est donc finalement pas très loin !).

Parler différemment de la recherche clinique

Vous l’avez peut être remarqué, ce début de semaine ensoleillée (au moins à Paris) a mis à l’honneur la recherche clinique, dans les médias, et sur le web bien entendu.

J’avais récemment ici parlé de l’initiative de l’Institut Lilly qui abordait la vision des français de la recherche clinique, depuis hier est disponible un site de référence et une campagne de sensibilisation sur le terrain, qui ont pour vocation d’apporter une information complète en réponse aux questions que se posent les français sur la recherche clinique, et surtout d’humaniser cette part de recherche médicale parfois méconnue.

Témoignages de participants, de médecins, idées reçues, FAQ, présentation des métiers, décodage de ce qu’est la recherche clinique sont au rendez-vous sur le site notre-recherche-clinique.fr.

Et plus encore, la possibilité de localiser des essais cliniques en cours en France depuis un répertoire d’essais à promotion industrielle ou académique, d’entrer en contact avec les promoteurs de ces essais et même celle de se porter e-volontaire, sain ou patient, dans différents domaines de recherche.

Côté web 2.0, rendez vous sur FacebookTwitterDailyMotion notamment, pour interagir et accéder différemment aux contenus du site notre-recherche-clinique.fr.

Cette initiative est portée par le Centre National de Gestion des Essais des Produits de Santé (CeNGEPS) et la Fédération Hospitalière de France (FHF) et a rassemblé en amont tous les acteurs impliquées en France, associations de patients, promoteurs, comités de protections des personnes, autorités de santé…

Voici un petit tour d’horizon des retombées web liés à cette opération du côté des blogueurs… :

Ou du côté des médias plus classiques, LCI, BFMTV, Le Figaro, France Télévisions pour n’en citer que quelques-uns.

Et comme il est de coutume dans la marine de ne jamais prononcer le mot qui désigne un certain mammifère à grandes oreilles amateur de carotte, si un souhait peut être fait dans le domaine de la recherche clinique, c’est que soit abandonnée la mention d’un autre mammifère habitué des laboratoires qui désigne les participants aux essais cliniques (cf. la plupart des titres évoqués ci-dessus dans les médias généralistes). Gageons que notre-recherche-clinique.fr pourra également faire changer les choses de ce côté ci aussi ;)

___________________

Déclaration d’intérêt : une fois n’est pas coutume sur biogeekblog et pour être tout à fait transparent, je fais la promotion d’une initiative dans laquelle j’ai un intérêt du fait du contrat qui me lie avec les porteurs de ce projet, auxquels j’apporte mon assistance éditoriale.

Chemical party

Dans la série des vidéos destinées à faire la promotion des sciences et éveiller des vocations chez les jeunes têtes blondes, à ne pas rater cette Chemical Party hilarante, fruit de l’imagination de la Commission européenne pour son programme Actions Marie Curie.

Je pense que cela rappellera des situations vécues à tous !

Comment exercerez vous la médecine en 2015 ?

… c’était le titre un peu ambitieux de la session du Médec 2010 consacrée à la e-santé, hier mercredi 17 mars.

Ambitieux aux dires même de Dominique Lehalle, l’animatrice de cette session parrainée par l’Agence des Systèmes d’Information Partagés de santé, ou ASIP Santé (ex-GIP DMP), puisqu’en 1h30 il était entendu qu’il serait impossible de cerner l’exercice de la médecine en 2015 et de proposer une visite du « cabinet médical du futur »*.

Salle comble au début (moins à la fin) de cette session e-santé donc, au cours de laquelle ont été abordés les thèmes concourant à créer un environnement favorable aux solutions de télémédecine et e-santé :

  • Contraintes démographiques : moins de médecins et des manières d’exercer la médecine qui évoluent (regroupement, partages des tâches), une population vieillissante et une augmentation de la part des maladies chroniques…
  • Contraintes économiques : un système de santé déficitaire, des choix à faire en terme de rémunération des actes médicaux…
  • Demande sociétale grandissante d’accès aux soins, aux services et biens de santé, le patient au coeur et véritable acteur « prescripteur » du système de santé…
  • Contexte réglementaire en évolution (loi HPST, ARS, maisons de santé…) et volonté politique de développer l’e-santé en France…

Cependant des obstacles restent encore à lever : optimisation des systèmes d’informations, de leur interopérabilité, permettant que les données soient partagées entre tous les acteurs, en ville et à l’hôpital. De plus la question du business model et des ressources que les pouvoirs publics sont prêts a consacrer aux solutions de télémédecine est à nouveau posée : les temps actuels sont peu propices aux investissements et plutôt à la maîtrise des coûts de santé.

En guise d’illustration, on retiendra la présentation du dispositif Intel Health Guide, de suivi à domicile de patients âgés chroniques, basé sur une interface localisée au domicile, permettant un monitoring à distance du patient accompagné de programmes d’éducation thérapeutique.

Ce dispositif a été déployé en dans le Lothian, en Ecosse, sous l’égide de la branche locale du NHS, en phase pilote auprès d’une cohorte de 30 patients, visant à tester l’adhésion à ce type de solution de télémédecine.

A voir pour comprende, cette vidéo, projetée durant la session, présentant le dispositif et le retour des différents intervenant y ayant pris part (avertissement : bonnes connaissances de l’anglais avec fort accent écossais requises pour comprendre toutes les subtilités de l’appréciation : ) )

Tous ce dispositif est marqué CE, et sera disponible en France à la mi 2010.

—-

* à ce sujet et en mode ‘retour vers le futur’, il est toujours plaisant de trouver sur le web, des archives datant de 1999 (ce qui à l’échelle du web correspond à peu près la sortie de la pré-histoire), janvier 1999 donc et ce colloque au titre prometteur : L’Informatisation du Cabinet Médical du Futur.

—-

Plus de sujets e-santé sur biogeekblog.