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Articles Tagués ‘médicament’

Contrefaçons de médicament : une industrie qui se porte bien…

… C’est malheureusement ce que montre cette infographie réalisée par sitejabber.com, un site d’information et d’alerte sur les arnaques qui guettent les adeptes des achats en ligne.

A retenir :

  • La moitié des médicaments achetés en ligne sont des faux, avec ce que cela implique comme risques pour l’acheteur,
  • Ces faux médicaments représentent 34% des saisies par les douanes US et un marché annuel estimé de  75 à 200 milliards de dollars à travers le monde,
  • Ce sont les pays les moins développés qui pâtissent le plus de ce fléau,
  • L’achat de médicaments sur Internet est dangereux.

[Via VisualLoop]

[infographies] back to basics : surveiller les médicaments avant et après l’AMM

Alors que l’opinion ce déchaine – à juste titre – sur la confiance à donner (ou pas) aux médicaments, le Leem vient de publier deux infographies, plutôt réussies, sur le système de surveillance des médicaments pré- et post-AMM en France.

[c’est beau] Belle and Ella Pharmacy

Belle & Ella is a Vancouver-based boutique pharmacy catering exclusively to women. They offer personalized, discreet service and modern advice from the female perspective


Source : Veronica Stark

Merci Audrey <3

pilules joyeuses

Je n’avais pas encore créé de catégorie « Voyages » sur biogeekblog, c’est chose faite à l’occasion de ce post !

Récemment en week end prolongé (et ensoleillé) à Barcelone, au détour d’une rue du vieux centre de la capitale catalane, je découvre cette devanture de boutique (malheureusement fermée au moment où je suis passé) qui m’interpelle…

« happy pills »…

Clic clac, c’est dans l’iPhone.

Boutique de fringues modes ? Officine nouvelle génération ? Concept store design ?

J’oublie cette photo dans l’iPhone… et retombe dessus un peu par hasard ce matin.

« happy pills » donc.

Après recherches je tombe sur le site de ladite boutique, en l’occurrence happypills.es et là tout s’explique, il s’agit en fait d’une confiserie qui s’approprie les codes et l’imaginaire associés au médicament pour vendre de simples bonbons, leur associant, pour aller au bout de l’idée, des vertus thérapeutiques, à découvrir sur le site (plutôt bien fait d’ailleurs).

Cette enseigne est le fruit de l’imagination de deux graphistes / designers / architectes installées à Barcelone et de leur studio, m.

Créativité débridée ? Joli coup de marketing ? Banalisation de produits très particuliers ? Atteinte à la santé publique ?

Chacun jugera, les autorités sanitaires catalanes n’ont apparemment rien trouvé à redire à ce jour (là où la Royal Pharmaceutical Society britannique avait réussi à faire fermer boutique au restaurant The Pharmacy, projet de l’artiste Damien Hirst, qui exploitait les même codes, à Londres en 2003.) et le commerce semble bien se porter puisque Barcelone compte quatre boutiques happy pills.

(… Et si vous passez par Barcelone, ne ratez pas les très chouettes jardins de la Reial Acadèmia de Farmàcia de Catalunya)

FDA, Pharma et web social : le débat est ouvert

En novembre 2009, la FDA a organisé une audition publique avec les parties prenantes de la communication sur les produits de santé sur le web et dans les médias sociaux. Aujourd’hui sont accessibles sur le site regulations.org, les positions et commentaires des parties prenantes en réponse à la consultation de la FDA, dont celles présentées par des industriels de la santé (AstraZeneca, Lilly, Pfizer, Medtronic…), des acteurs du web santé (WEGOhealth, PatientsLikeMe…), des agences (Publicis, Edelman…), des associations et sociétés savantes, ou des bloggueurs comme John Mack et son Pharma Marketing Blog.
Parmi ces positions, figure celle présentée collectivement pour les industriels pharmaceutiques par PhRMA, le syndicat US de la pharma, à laquelle je me suis intéressé.
Pour une vue large sur cette audition publique, ses suites et les nombreuses ressources disponibles, le site FDAsm.com agrège toutes les informations et conversations sur ce thème et mérite une longue visite.

En préambule, il faut signaler que ce débat est très orienté US et est donc marqué par le contexte de la communication santé sur le web aux USA : taux d’adoption des médias sociaux particulièrement élevé, en santé notamment, publicité grand public autorisée pour les produits soumis à prescription médicale, enjeux juridiques et légaux majeurs pour les laboratoires…
Néanmoins, l’existence même de ce dialogue piloté par la FDA témoigne de l’évolution apportée globalement par le web et les nouvelles technologies dans les échanges concernant la santé et il est intéressant d’en observer les enjeux de notre point de vue européen et français.

Pour en revenir à la position de PhRMA, son objectif peut se résumer à la définition de standards pour communiquer en ligne sur les produits de santé régulés par la FDA, de manière responsable, par les fabricants de ces produits.

En effet, il est maintenant acquis que le web et le web 2.0 sont de plus en plus utilisés pour accéder et échanger des informations sur la santé et les médicaments, et que la question de la qualité et de la véracité de ces informations se pose en permanence.
Par ailleurs dans le constat de départ, il est important de garder en tête que le web ne peut pas donner toutes les réponses aux interrogations des internautes mais peut provoquer un nouveau dialogue entre tous les acteurs : patients, médecins… et industriels !

PhRMA note l’évolution nécessaire de la réglementation actuelle qui est adaptée aux médias et à la communication traditionnelle vers une réglementation adaptée aux nouveaux outils et nouvelles manières d’intéragir (messages courts, mobilité par exemple). Le syndicat note que la FDA et généralement le gouvernement US font déjà une utilisation massive des technologies 2.0 : blogs, réseaux sociaux, vidéo… L’industrie souhaite mettre à profit ces outils et entrer dans la conversation à son tour !

PhRMA invite donc la FDA à faciliter l’accès à une information santé rigoureuse, vérifiée et scientifiquement exacte, concernant les marchés et produits qu’elle régule, et notamment à faciliter l’accès à l’information des fabricants soumise à contrôle de la FDA.
De plus, l’argument de la diffusion sur le web de médicaments non autorisés, issus de marchés illicites, contrefaits, incite les indutriels à demander à la FDA d’imaginer des façons de communiquer en phase avec ces nouveaux outils, permettant aux utilisateurs finaux de faire la distinction entre les produits originaux et ceux présentant des risques.

Un symbole universel garantissant l’information sur les médicaments

Parmi ces propositions, l’industrie pharma souhaite introduire le concept d’information « contrainte par l’espace », une information courte, préliminaire (« brief introduction ») incluant des informations minimales sur le produit : sa désignation, son indication, un message rappelant les risques liés à sa consommation et un lien vers une information complète et validée réglementairement par la FDA.

Par ailleurs, PhRMA propose de créer un symbole universel – un logo FDA par exemple – pour tagger et garantir cette information courte sur les produits régulés, qui incluerait un lien vers les informations complètes, notamment sur le rapport bénéfice/risque, sur une page validée réglementairement.

Pour les résultats de recherche, et notamment pour ceux qui amènent des liens publicitaires (Google AdWords par exemple), idem, PhRMA demande à pouvoir afficher cette « information réduite », avec lien vers l’information complète : cette proposition est la réponse des industriels aux warning letters de la FDA en 2009 qui mettait en garde les laboratoires sur l’utilisation des liens sponsorisés Google qui correspondait à la diffusion d’informations incomplètes allant à l’encontre de la réglementation.

PhRMA met également en avant le microblogging (twitter en tête) comme outil utile à la diffusion de l’informations santé, et dans lequel la FDA s’est largement engagé (voir le compte @FDA_drug_info). Les industriels souhaitent pouvoir communiquer sur les médicaments et en particulier sur les événements réglementaires qui leur sont liés, approbation, nouvelles indications, rappels de lots… Les laboratoires veulent twitter de manière responsable, avec des liens vers des contenus complets en accord avec la réglementation.

Traquer et corriger l’information erronée

Comme mentionné dans la position de PhRMA…

« Social media have expanded the opportunity for the public to publish their thoughts but have decreased the ability of manufacturers to identify and correct inaccurate information about their products ».

La pharmacie US veut avoir la possibilité de corriger les informations erronées diffusées sur ses produits, notamment sur les blogs ou les wikis (sidewiki, wikipedia), qui peuvent entraîner des risques pour la santé publique, sans que cela soit considéré comme de la publicité par la FDA avec en conséquence une communication contrainte réglementairement.

La problématique de responsabilité des fabricants devant les informations diffusées sur le web par des tiers se pose également : les laboratoires avouent de pas pouvoir monitorer l’intégralité de ce qui est dit sur leurs produits sur le web, et ils ne peuvent et ni veulent être tenus pour responsable de toute l’information circulant.

Afin de dessiner une frontière claire sur le niveau de responsabilité, PhRMA propose plusieurs critères pour cerner les sites web dont les industriels seraient responsables en terme de contenu : des sites web entièrement contrôlés et financés par l’industriel, ou des sites sur lesquels le laboratoire administre le contenu (il peut éditer, modifier, supprimer le contenu généré par un tiers). Dans ces cas, la régulation FDA sur la promotion et l’information des produits s’appliquerait, même si les commentaires d’un tiers sur ces sites de ne devraient pas être considérés comme un message de promotion dont le laboratoire serait responsable.
Par ailleurs, PhRMA proposer d’identifier les personnes affiliées au laboratoire et qui contribuent à des contenus sur le web, une déclaration d’intérêt serait alors accessibles en lien avec ces contenus, PhRMA fait une référence dans ce cadre à la position de la FTC sur la rémunération des bloggeurs.

Le casse-tête des effets indésirables ?

Concernant les effets indésirables qui sont partagés par les patients, il y a nécessité de canaliser les informations pour ne retenir que celles qui sont pertinentes et pour lesquelles le lien de causalité peut être établi.
Les laboratoires ont en effet l’obligation de rapporter à aux autorités les effets indésirables dont ils ont connaissance, afin de faire évoluer les connaissances sur les produits et leurs modes d’utilisation.
A nouveau se pose le problème du volume et de la véracité des informations diffusées en ligne, PhRMA souhaite que ne soient retenus que les effets pour lesquels quatre critères essentiels pour déclencher un rapport d’effet indésirable sont présents, selon la réglementations US : un patient identifié, une personnes identifiée qui rédige le rapport d’effet indésirable (le plus souvent un médecin), pour un médicaments et un effet indésirable.

Sur le web, ces critères sont difficilement transposables, le patient étant en général le reporter, parfois anonyme, et pas toujours facilement identifiable et joignable.
A ce titre, les laboratoires souhaitent ne retenir que les effets indésirables exprimés par des personnes qu’ils peuvent facilement contacter. Quand une information est trop vague pour déclencher un rapport d’effet indésirable, l’industriel souhaite pouvoir poster un message qui incite la personne qui a diffusée l’information à le contacter pour une investigation complète.
Dans le même temps, les sites promotionnels de la pharma ne doivent pas avoir pour objet de rapporter des effets indésirables, les laboratoires préférant indiquer qui contacter au sein du laboratoire ou de la FDA.
Enfin, le cas des sites tiers de reporting d’effet indésirable est évoqué. Les industriels monitorent ces sites mais ne souhaite pas à avoir à traiter tous les effets qui y sont répertoriés. En effet, ils préféreront privilégier l’approche « Sentinel » de la FDA, ou développer des espaces web dédiés à collecter les effets indésirables, selon le cadre réglementaire en vigueur.

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La FDA statuera t’elle en 2010 par des guidelines sur le web social et l’information sur les médicaments ? Et le sujet suscitera t’il les mêmes débats en Europe ?

A suivre…

Mal au crâne ?

Ca s’appelle Help Remedies, c’est simple, évident et décalé, et c’est une réponse aux petits maux du quotidien sous forme de médicaments joliment packagés.

« Mal au crâne ? »

« paracetamol 500 mg » !

(Existe aussi en version Insomnie, Coupure, Allergie, Ampoule, Douleur)

C’est disponible sur le net (4$ la boite) bien sûr, ou dans divers drugstores aux US.

Ca se présente comme un business éthique (matériaux eco-friendly, production locale, une part des revenus reversée à des associations…) et alternatif au modèle de la pharma classique, avec une petite touche de patient empowerment bien dans l’air du temps :

By stripping away some of the complexity and fear mongering of the health industry, we hope to make medicine friendlier and more accessible, and in doing so empower people to make their own health decisions.

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Et puisque qu’on est dans le décalé, Help Remedies va jusqu’au bout en proposant quelques conseils pour mieux gérer les petits tracas du quotidien, et c’est plutôt hilarant.

Les t-shirts sont sympas aussi.

Alors, à quand des petites boites « Au secours ! » dans nos supermarchés officines ?

[via @_od et Lovely Package]